Témoignage – Néophobe #1

Comment j’ai découvert ma néophobie alimentaire

J’ai mis un mot sur ce que je vivais il y a environ deux ans, lorsque j’ai vu une ergothérapeute. En réalité, ce blocage est présent depuis aussi loin que je me souvienne. J’ai grandi avec ce rapport compliqué à la nourriture sans savoir qu’il s’agissait d’un trouble reconnu.

Repas à table

Mon rapport à la nourriture aujourd’hui

Aujourd’hui, mon rapport à la nourriture est très difficile. Je ne teste rien de nouveau et je mange toujours les mêmes aliments. Les repas ne sont pas un plaisir, mais une source de stress. Être invitée chez des gens ou manger à l’extérieur est une vraie épreuve pour moi.

Les souvenirs marquants et la honte ressentie

La cantine au collège a été particulièrement compliquée. Certains aliments me provoquaient des hauts-le-cœur, parfois jusqu’à me faire vomir. À l’époque, la néophobie alimentaire était très peu connue, et je ressentais une grande honte, comme si le problème venait de moi.

Mes aliments sécurisants et mes blocages

Mes aliments sécurisants sont le Babybel et le fromage en général. À l’inverse, tout ce qui a un goût trop fort est très compliqué : les aliments épicés, mais aussi certains fruits comme la fraise, l’ananas, l’amande ou la noix de coco.

plateau petit dej

L’impact sur ma vie sociale

Ma néophobie influence énormément ma vie sociale. Quand je suis invitée quelque part, j’apporte presque toujours ma propre nourriture. J’ai déjà été jugée, mal comprise, et j’en parle difficilement. Les repas en groupe me provoquent beaucoup d’angoisse.

Le mot de Welcome Néovie

Le témoignage de Lou rappelle à quel point la néophobie alimentaire peut être invisible mais profondément envahissante. Derrière les repas, il y a parfois de la honte, de l’angoisse et des stratégies mises en place pour simplement “tenir”. Chez Welcome Néovie, on croit profondément qu’écouter son rythme, ne pas se forcer et se sentir compris sont déjà des pas essentiels.

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